• Laos – partie centrale

    On entre au Laos sous la pluie. Un temps pourri lors des passages de frontières devient décidément une habitude. On obtient le visa laotien facilement moyennant 33USD par personne.

    On apprend que ça va descendre maintenant, mais avant il faut changer les freins de Nico rendus inefficaces par la pluie et la boue. On bricole sous un immense toit en tôle qui abrite également un terrain de pétanque, vestige de la colonisation française.

    On montre nos passeports, la barrière se lève et la descente commence sous une pluie conséquente. Au bout de quelques minutes, le brouillard se dissipe, on sent que l’air devient plus chaud, et la pluie cesse. 15 minutes après la frontière, l’air est tellement chaud que l’on est obligé de s’arrêter pour se mettre en short. Quel choc ! La végétation aussi a changé. C’est toujours une sorte de jungle mais en plus sec.

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    On traverse quelques villages et on remarque tout de suite la différence avec le Vietnam. Les maisons sont plus basiques, en bois et sur pilotis. Les quelques épiceries que nous voyons sont encore moins achalandées qu’avant la frontière, et il n’y avait déjà plus beaucoup de choix à l’époque ! Plus de « Hello » mais quelques « Sa Bai Dee » timides. Nous arrivons à Lak Sao pour le déjeuner et notre première expérience au restaurant va être simple. Pas de problème pour comprendre le menu puisque c’est plat unique. Bon, ben soupe alors. On est un peu pris de court et on ne pense pas à préciser que l’on ne veut pas d’arachide… dommage. La fille accepte de refaire le plat sans les cacahuètes pour Nico.

    On retire du cash, fait quelques provisions, et on quitte la route principale pour passer plein sud dans les terres. Dès que l’on bifurque, le revêtement devient plus granuleux et la route laisse place à la piste de qualité moyenne au bout d’une dizaine de kilomètres. On est surpris par une mauvaise côte au bout de 2h. Ca grimpe fort, la roue arrière chasse et c’est interminable. D’autant qu’il fait plus de 30°C et que l’on n’est loin d’être habitué à ça !

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    En fin de journée on remarque une cabane sur le bord de la route. L’édifice est sur pilotis, à un mètre ou un mètre cinquante du sol. Un toit en bon état et largement la place pour la tente. Banco. On inaugure la poêle fraichement achetée au Vietnam. Ce soir le chef nous propose des aubergines sautées avec une omelette et du riz. Pendant que l’on cuisine les travaux continuent : ils refont la route. On est surpris par une forte explosion puis une suivante, encore plus violente, une dizaine de minutes plus tard. Un nuage de poussière s’élève à 400 mètres de là. Ils ont dynamité une partie de la montagne.

    Un peu avant 18h, on voit passer le cortège des tracteurs, pelleteuses et camions en direction d’un campement de travailleurs que l’on avait vu un peu plus tôt. On peut maintenant profiter des bruits de la forêt.

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    Le lendemain matin, comme on est bien installé dans notre cabane on prend le temps de faire du thé et du café assis sur le « balcon » pour profiter des premières lueurs avant de commencer la journée du « boulot ».

    Au bout de quelques kilomètres la route est à nouveau goudronnée et nous permet d’avancer un peu plus vite. En milieu de matinée on pénètre dans une immense zone immergée, à mi-chemin entre un lac et un marécage, et l’on rêve de trouver un endroit pour se doucher. La tâche se révèle plus ardue que prévue. Toutes les zones ne donnent pas franchement envie. Les arbres qui baignent dans les eaux sont systématiquement morts et l’eau n’est pas toujours très claire. Et quand elle l’est, c’est l’accès qui s’avère délicat à cause de clôtures ou de la végétation.

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    On s’arrête en bord de route pour assister à la fin d’un match de foot animé qui se joue dans la cour d’une école. Le terrain est un peu cabossé mais le plus génant c’est le drapeau en haut d’un mat, et surtout son gros socle en béton, qui prend une bonne place au milieu de l’aire de jeu. L’ambiance est survoltée. Les supporters crient à chaque fois qu’un joueur touche le ballon. Pas très loin du speaker, on voit un groupe d’hommes qui jouent à la pétanque. Au coup de sifflet final, on file, comme les autres spectateurs de passages arrêtés sur leurs motos.

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    On repère à la sortie du village une étendue d’eau, facile d’accès : on ne peut pas laisser passer cette « chance ». Anais remarque une barque à moitié coulée et se dit qu’elle peut en faire un « bain ». Mais comme l’eau est aussi translucide qu’une bière brune, Nico préfère opter pour une douche rapide du bord, les tongues tout juste enfoncées dans la boue.

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    On trouve enfin un village qui dispose d’un restaurant vers 15h. Soupe, encore. Il n’y a que ça. Cette fois-ci on anticipe et on montre les 2 mots « allergique » et « cacahuète » en laotien à la patronne. Pas assez clair visiblement vu qu’il y en a encore plein l’assiette. Elle refait le plat.

    Alors que l’on disserte comme souvent sur les desserts dont on aurait envie, un type s’installe en face de la rue, avec son « side-car-cuisine » et est rapidement rejoint par des familles. Curieuse, Anais va voir. L’homme providentiel fait des pancakes !

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    La route se met à descendre fortement quelques kilomètres après le village. Depuis que nous étions rentrés au Laos, nous étions toujours plus ou moins restés autour de 500m d’altitude.

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    DSC03055Juste après avoir fait quelques courses, on se retrouve dans une grande plaine cultivée, garnie de « cabanes » ! Ils nous faut repérer la bonne. Après 3 essais, ce sera une petite un peu à l’écart de la route. Pendant que Nico installe la cuisine, Anais essaie de nouer le contact avec un groupe de 4 petites filles qui s’approchent doucement. Ce que l’on pensait être de la timidité ressemble en fait davantage à de la peur. On essaie de les approcher comme on le ferait d’un animal sauvage. Anais leur donne un bonbon à chacune, que la plus téméraire viendra prendre pour les autres. Quand elles voient que Nico, jusque-là resté en retrait, essaie de les rejoindre, elles reculent rapidement. Il avance alors les mains en l’air mais rien à faire. Anais leur fait une démonstration avec la boite à musique. Réaction timide. Une des filles fait des gestes que l’on arrive pas à interpréter. Demande-t-elle de l’argent ? On n’aime pas la tournure que cela prend. On leur dit bye-bye et elles s’en vont doucement.

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    Aujourd’hui on doit gagner Mahaxay et de là nous diriger vers Mhuang Phin via une route au centre. Elle n’est ni indiquée sur maps.me ni sur googlemap. On voit quelques villages sur la carte, et l’on en déduit qu’il doit y avoir un moyen de les relier. Quelques kilomètres de bonne route au milieu de karsts et on quitte l’axe majeur pour Mahaxay. On pense y faire le plein de vivres et y manger. La ville offre juste ce qu’il faut. Une ou deux épiceries et un restaurant. On s’inquiète un peu pour la suite car à la manière dont son nom apparait sur les cartes on s’attendait à quelque chose de plus grand. En quittant la « ville » il ne faut pas bien longtemps pour perdre l’asphalte. Il y a malgré tout encore pas mal de trafic et on respire de la poussière à fond lorsque les voitures nous dépassent !

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    La piste est plutôt bonne et très large. Dans les villages que l’on croise il y a moyen de se ravitailler en eau, biscuits et œufs (rarement) mais c’est à peu près tout. Il est exceptionnel de trouver des denrées périssables dans ces épiceries. Pas de légumes. Pas de fruits sauf des bananes de temps à autre.

    On ne trouve pas de cabanes ce soir pour nous accueillir et on se rabat sur un espace mi-terre mi-herbe à côté d’un pont en bois auquel il manque certaines planches.

    Etant donné les températures, on décide de se lever tôt ce 30 décembre et de s’offrir une bonne coupure vers midi. On décolle à 6h30 avec une lumière magnifique. Il fait à peine 20°C et la piste est dans un très bon état.

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    DSC03130En fin de matinée on arrive dans un village où on a le choix entre 2 directions. On s’arrête pour demander notre chemin et Anaïs en profite pour faire une photo de Nico avec les gamins qui se sont attroupés autour de lui. Lorsqu’elle s’avance pour montrer les photos aux enfants, il y a un mouvement de recul général. Ils sont curieux mais ont l’air d’avoir peur de nous.

    On nous indique une piste, qui devient un chemin au bout de quelques centaines de mètres. On traverse un village dans lequel il faut passer une rivière. Il n’y a plus de pont mais un simple passage à gué. Nico s’engage avec insouciance, heureux de pouvoir se rafraichir un peu et de nettoyer son vélo. Ce n’est qu’au bout de quelques minutes qu’il se rappelle qu’il manque une vis à une de ces sacoches avant qui n’est donc plus imperméable…c’est celle qui contient l’ordi…

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    Après l’opération de sauvetage, on poursuit, on traverse quelques villages complètement isolés. Les maisons, sur pilotis, sont cependant assez grandes, et on entend souvent de la musique, forte mais agréable. La piste est sableuse, mal entretenue, et on est jamais trop sûr de notre itinéraire.

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    Vers 15h, enfin, le chemin s’élargit et redevient praticable en voiture. On cherche désespérément un resto mais c’est peine perdue.

    On passe devant une maison dans laquelle il semble y avoir une fête sous les pilotis. Il y a un mur d’enceintes dans le jardin avec un cochon sur une broche. On nous interpelle et nous offre à boire. Une personne nous amène du gras de viande. Devant ce plat peu appétissant, on fait signe qu’on vient de manger et qu’on a vraiment plus faim (alors qu’en fait on a pas mangé depuis le petit déjeuner !). 5 minutes après, un plat de riz arrive…mais on ne peut décemment pas se jeter dessus pour que notre alibi tienne toujours ! Quel dommage ! On repart quelques temps après…le ventre toujours vide.

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    On s’arrête pour camper dans une clairière un peu plus loin et on se fait un bon repas ! Il nous reste de la vache qui rit du Vietnam, mais difficile de trouver du pain dans ces endroits reculés du Laos. Du coup, on se fait du risotto (=de la vache qui rit écrasé dans du riz !).

    Le lendemain matin, on repart aussi tôt que la veille. On arrive en milieu de matinée à Vilabouly, et on renoue avec la civilisation : il y a des commerces, même des restos, et la route est goudronnée !!! Ce luxe ne dure pas bien longtemps puisqu’ensuite la route alterne entre d’asphalte et piste pendant une quarantaine de kilomètres. A midi, impossible de trouver un restaurant. On s’arrête dans un petit stand au bord de la route qui vend des bananes et des rats, morts accrochés par queues. On prend plutôt des bananes !

    La route n’a pas grand intérêt et il y a beaucoup de camions. On arrive vers 15h sur l’axe principal qui relie le Vietnam à Savannakhet, et on rejoint Sepon, la seule « grande » ville aux alentours, pour y passer la soirée du réveillon.

    La ville n’est pas vraiment grande. Il n’y a qu’une route principale qui la traverse. On trouve une auberge, et après être passé à la douche, on sort pour diner. Il n’est pas 20h et tous les restaurants sont fermés…sauf un ! C’est un vietnamien qui propose un plat unique ! Pas le choix. On mange notre plat de riz accompagné d’un peu de viande. Les Laotiens ne sortent pas au resto pour le 31, mais passent la soirée chez eux à faire exploser des pétards ! Apres notre repas, on fait un tour dans la rue principale, qui n’est pas éclairée, et voyant qu’il n’y a rien à espérer, on rentre à l’auberge.

    On prend le temps en ce premier matin de 2016. On termine l’article sur le Vietnam, on sélectionne les photos, on planifie les prochaines journées au Laos en regardant différents sites et il est presque midi lorsque l’on quitte l’hôtel.

    Ayant bien en tête les leçons des jours précédents, on fait un vrai plein au marché. On y trouve des nems et des légumes que l’on prévoit de se faire le soir même. Le vent dans le dos, il ne nous faut pas longtemps pour atteindre Ban Nabo à 6km pour déjeuner. La tenancière nous fait le signe « 2 » avec les doigts, on comprend alors que l’on aura pas notre mot à dire sur le menu. On prend quand même le temps de montrer les mots « arachide » et « allergique » et cela semble fonctionner cette fois. Elle nous apporte même les cacahuètes broyées disposées sur les tables que les clients peuvent ajouter au plat, comme le sucre, le sel ou encore un large choix de piments, vinaigre et sauces piquantes.

    Mais lorsqu’arrive la soupe, elle est pleine de cacahuètes pilées… désespérant. On a beau chercher on ne voit pas ce que l’on pourrait faire d’autre pour expliquer l’allergie de Nico.

    Dans la bâtisse voisine les occupants sont en pleine séance de karaoké. Et c’est du lourd. On prend le temps de sortir l’enregistreur audio pour immortaliser le massacre. Les gens autour quant à eux n’ont pas tellement l’air de se soucier de ce qu’ils entendent.

    Le vent souffle toujours du bon côté en quittant le restaurant. La route est parfaite, ça glisse tout seul. On quitte tout ça 30km plus loin à Muang Phin. Le bitume disparait bien vite pour laisser place à une mauvaise piste qui se met bientôt à monter. On dégouline. Parvenus enfin sur le plateau la végétation est toujours aussi dense et les arbres aussi hauts que dans la montée. La piste est bonne désormais, voire très bonne. Le vent a repris du service et nous en fait profiter. On marche à 30km/h sur une piste ! Du jamais vu. On profite de ces conditions pour pousser jusqu’à un village où nous pensons pouvoir dormir. Anais n’est pas super enthousiaste à l’idée de planter la tente dans cette forêt (elle a recensé 8 serpents écrasés sur la route la veille).

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    A la manière du bernard-l’ermite on recherche une maison abandonnée pour y passer la nuit. On en remarque une superbe et demandons aux voisins d’en face si l’on peut la squatter. Ils acceptent et on s’installe. Rien a voir avec nos cabanes précédentes, on monte clairement en gamme ce soir ! Et en plus le repas devrait normalement être à la hauteur.

    DSC03187bisUne fois les pâtes prêtes pour le lendemain on fait frire nos nems dans la petite poêle, décidément l’achat de l’année. C’est pas mal du tout. On réutilise le reste de sauce pour faire sauter les aubergines dont une partie se transforme en omelette. Les quelques personnes venues à notre rencontre nous auront toujours vu cuisiner ce soir-là.

    Le vent qui avait soufflé fort toute le nuit s’est un peu calmé ce matin mais on ressent encore sa poussée amicale dans le dos. La route s’arrête brusquement parvenus à la rivière. Une partie du pont est dans l’eau. On aperçoit une barge un peu plus loin en aval et l’on s’y dirige. L’embarcation n’est pas bien grande, mais peu accueillir, en tassant bien, 2 voitures et quelques motos. La propulsion est rassurante puisque le moteur ressemble à celui d’une tondeuse. Compte tenu de la charge et du courant il ne fallait pas que le moteur soit beaucoup plus petit…

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    Sitôt débarqués il faut retrouver la route initiale, celle qui empruntait le pont. Le chemin n’est pas bien large, avec des trous et du sable. On était alors loin d’imaginer qu’on regretterait bientôt ce type de chemin pourtant bien pourri.

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    Le soleil cogne dur aujourd’hui encore. On passe un village qui donne l’impression d’être pour moitié abandonné. Les maisons y sont grandes et faites en matériaux de bonne qualité ce qui nous surprend compte tenu des conditions d’accès et de l’environnement immédiat. Difficile d’imaginer que l’on puisse vivre ici à l’année avec des ressources financières suffisantes pour se construire des telles bâtisses. C’est un mystère. On passe bien vite sur ces réflexions lorsque l’on découvre l’état de la route qui nous attend : un chemin plein de cailloux. Impossible de dépasser les 6 ou 7km/h. Et ce n’est que le début du calvaire. Lorsque l’on pense qu’une piste est bien pourrie, il faut garder à l’esprit qu’ici cela peut toujours être pire.

    Les heures défilent au contraire des kilomètres. 4h après être partis on n’est qu’à 15 bornes de notre point de départ.

    Il faut être vigilant sur l’orientation. Nous utilisons une application sur nos téléphones qui fonctionne comme un GPS (maps.me), seulement toutes les routes ne sont pas bien indiquées, et dans cette jungle, les tracés changent régulièrement. Il y a des moments où nous sommes sur la trace et d’autres pas du tout. Des chemins en croisent d’autres sans arrêt. Il est très facile de se perdre. A la pause de midi, bien fatigués, on mange à l’ombre sans vraiment parler. Difficile de trouver la motivation pour repartir.

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    L’après-midi est dans la continuité de la matinée. La forêt redevient de plus en plus dense et il est difficile de trouver un endroit pour poser la tente.

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    Un peu avant 17h, après une énième « descente plus côte » sablonneuse, on tombe sur une barrière gardée. On demande à un des hommes à combien de kilomètre est le prochain village (en mimant un toit). Il réfléchit un peu, nous montre « dix » avec ces mains, fait une génuflexion, et touche ses orteils relevés. Un monastère ? Dans 10 bornes ? On réfléchit. 10 bornes c’est beaucoup dans ces conditions. On essaie de se faire reconfirmer l’info. Mais en fait plus question de monastère, il fallait comprendre « village dans 20km ». L’homme comptait simplement avec ses doigts et ses orteils ! Il fallait y penser…

    On leur demande si on peut passer la nuit ici. Ils acceptent. On les intrigue un peu avec notre tente, notre cuisine, etc. Ils viennent nous voir régulièrement et on est toujours en train de faire à manger. Riz, œufs brouillés avec tomates et oignons, pour le soir et le déjeuner du lendemain. Une fois que tout est prêt pour le midi suivant et que l’on s’est servi nos assiettes, on décide de faire gouter l’omelette aux spectateurs. Anais leur présente une bouchée préparée sur une fourchette. L’un d’eux sourit, prend l’assiette et s’en va. Gloups ! On n’avait pas pensé à ça. L’assiette revient propre, et vide, 1 minute plus tard. Notre repas de luxe vient d’en prendre un sacré coup !

    Quelques secondes après être entré dans la tente, Nico entend des bruits et observe un mouvement sous le sol. Cela ressemble au bruit du sable soufflé par le vent mais en beaucoup plus fort. Les quelques coups donnés pour essayer de tuer « l’animal » n’ont servi à rien. Il faut sortir de la tente et y regarder de plus près, bâton à la main. On soulève la toile et rien. Le bruit est toujours là, bien localisé mais on ne voit rien. Il faut s’approcher pour remarquer alors les milliers de termites sur le sol. Elles n’y étaient pas au moment de planter la tente, c’est certain. Vu le nombre on n’aurait pas pu les manquer. Il faut donc bouger la tente et replanter plus loin. Mais où ? Car en cherchant une place autour on s’aperçoit que les termites sont partout et partagent la zone avec les fourmis qui n’ont pas envie de dormir non plus. On repère une zone moins envahie et on y repose la tente. On peut enfin se reposer.

    Le lendemain on est prêt à partir vers 8h. De retour de la chasse, un des gardes nous propose un rat. On hésite mais on refuse finalement. Vous allez nous trouver un peu classique mais on préfère nos cakes pour le petit déjeuner.

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    Pour ce qui est de l’état de la « route » en ce mercredi 3 janvier, on vous propose de relire ce que nous avons écrit un peu plus haut. On a beau chercher on ne voit pas de différence. Peut-être un peu plus de sable et plus chaud. Le thermomètre affichera 42°C vers 12h.

    On repère une maison-cabane sur pilotis qui semble abandonnée et on la prend d’assaut pour la pause de midi. On se met à l’aise, Nico a juste le temps d’enlever son cuissard qu’une moto arrive. C’est visiblement la maison du passager… Les 2 hommes nous observent pendant que l’on remballe puis s’en vont lorsque nous sommes prêts à partir. Une fois seuls on décide de rester ici dans le « jardin » à l’ombre de la maison. Pas le courage de poursuivre tout de suite vu la grande ligne droite sableuse qui nous attend.

    On est à l’origine d’un attroupement lors d’une pause boisson dans un village. Anais sort son appareil photo et les enfants s’éparpillent comme une volée de moineau. Ils ont peur de l’objectif, un comportement très différent des enfants kirghizes par exemple qui étaient plutôt demandeurs. La fuite est tellement exagérée que cela ressemble aussi à un jeu.

    On remarque des femmes qui tissent la soie sous les pilotis de leurs maisons. On trouve des métiers à tisser sous la grande majorité des maisons des villages que l’on traverse.

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    On en finit avec cette galère un peu après 16h en arrivant dans la « ville » de Toumian. On est heureux de pouvoir faire quelques courses et de laver les vélos, dont les chaines pleines de sable faisaient un bruit horrible depuis 2 jours. On va pouvoir se laver nous aussi, même si la salle de bain ne donne pas franchement envie. Les bords de la rivière un peu stagnante, sont formés d’un mélange de boue et de vase. Au vu de l’importance des traces d’animaux il doit même y avoir autre chose… pas grave. Si des enfants s’y baignent, on doit pouvoir s’y laver.

    Pour rejoindre le plateau Bolavens, on se fait la promesse de ne rouler que sur de l’asphalte. Mais avant ça il faut dormir. On demande à un fermier l’hospitalité, ou plus exactement un bout de jardin pour y planter la tente. On est réveillé par les animaux au petit jour.

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6 Responsesso far.

  1. BORD Annie (Amie de Thérèse) dit :

    superbe voyage que vous contez si bien.
    Bon courage pour la suite et bonne année 2016.
    On suivra vos prochaines étapes.
    Bien amicalement.

  2. LE GOAL Maryline dit :

    J’adore les cabanes sur pilotis. Quel luxe… Vous avez même un grenier et un sous-sol pour y ranger les vélos !

    Merci, bises,
    Maryline

  3. Céline dit :

    N’oubliez pas de poster une vidéo d’un de vos karaokés du week-end (un must en Asie)! Bisous et bon coup de pédales!

  4. Lise et dam dit :

    On est passé par la même galère…. Le sable lenemie numéro un des cyclos. À bientôt

  5. Valque dit :

    Tout d’abord on vous envoie tous nos meilleurs vœux. Toujours un aussi beau périple . Vous devez avoir les jambes bien musclées et des fesses en béton.

    On apprécie toujours vos commentaires.

  6. Louis et Nath dit :

    On a bien rigolé pour le coup de l’omelette volée. Il nous est arrivée la meme chose au laos dans un temple. Une proposition polie et HOP, notre assiette de salade concombres s’est envolée devant nos yeux!!

    Bonne route a vous,

    Nath et Louis

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